(Encore deux matinées et c’est fini ! Moderne, j’ai tenu le plan en 3 parties 3 sous-parties que le prof exigeait, je suis sortie la main en compote, 13 pages… Mon record ! Pas forcément gage de qualité, néanmoins ! Cet après-midi oral d’espagnol, l’examinatrice m’a même donné son mail à la fin de l’épreuve ! Ya pas, hein, un oral d’espagnol, c’est excellent pour l’ego ! )
L’existence est un gouffre d’interrogations… Et la philosophie tente depuis des millénaires déjà de trouver des réponses à “qui suis-je” “où vais-je” etc.
Mais les questions me lassent, elles m’harrassent, elles m’épuisent… Et à défaut d’y trouver des réponses, je cherche quelques bribes, quelques indices qui me mettraient sur la voie…
Une entrée triomphale, dans un palais romain, un fauteuil un peu désuet, qui t’invite au confort… Une maison idéale perdue dans un coin de ta tête et la conviction qu’elle sera bien réelle, un jour…
La douceur de vivre, voilà ce à quoi j’aspire… Et plutôt que d’y aspirer seulement, je m’efforce d’appliquer ce fichu carpe diem dans un quotidien qui ne s’y prête guère…
Parfois, en te concentrant sur des petits détails qui pourraient te sembler anodins, dérisoires, insignifiants, ta journée s’allège, et tu as un peu l’impression d’être l’un de ces personnages éthérés qui hantent ton imagination…
La douceur de vivre, c’est un rayon de soleil en sortant d’un examen, c’est aller acheter ton magazine préféré pour ne pas déjeuner tout à fait seule, et c’est voir ton amoureux débarquer par surprise dans ton restaurant favori pendant que tu avales un maki !
C’est ne pas penser que ce moment est fugace, que dans une heure tu seras de nouveau en examen ou que tu vas dans ce bâtiment horrible perdu dans le XIIIème…
La douceur de vivre, c’est profiter de l’instant… Et trouver des images qui illustrent parfaitement cet état d’esprit… De l’insouciance, de la fluidité, de gracieuses volutes quelque part, au Rajasthan, des couleurs délicates et sourdes, une robe que tu adorerais porter un soir d’été, dans les rues de Rome, pour jouer les belles italiennes, et un je-ne-sais-quoi de nonchalance…
La douceur de vivre, c’est un définition terriblement personnelle, mais quand peu à peu tu parviens à mettre tes mots dessus, c’est à portée de tes doigts…

janvier 16, 2008 à 10:05
Raaa j’adore…tu écris tellement bien, et c’est tellement vrai…(et je te comprends pour “le bâtiment dans le XIIIe”…^^…tu savais que c’était censé représenter une grappe de raisin?…ou un volcan en fusion je sais plus!…lol)
janvier 16, 2008 à 10:26
Encore une fois, Emeline, tu m’épates par ton talent!
Quelle chouette surprise, son amoureux+des makis, pour moi, c’est le bonheur, ça!
(J’ai voulu essayer ton japonais, rue des ecoles, mais question makis, justement, c’est pas top, le choix, j’ai trouvé, non?)
janvier 16, 2008 à 11:33
uen fois encore……….quel plaisir de te lire…… bravo
affectueusement
Mutti
janvier 17, 2008 à 8:51
Eh bien… Que de louanges !… Mais je me joins à toutes car elles sont amplements méritées. Tu as un réél talent. J’espère de tout coeur qu’un jour un de tes livres sera publié, et je serai la première à me ruer dessus sois-en certaine ! Gros gros bisous
janvier 17, 2008 à 1:27
*Charlotte : Ooohhh…. merci !!!! Une grappe de raisin ?! Un volcan ?!!!! Ils avaient fumé les architectes ?!!!!!
*Camille : Tu es vraiment trop choute toi alors ! Pour les makis, vu que mes préférés sont ceux au saumon, et que je trouve que ceux de ce japonais sont parfaits, j’avoue que je ne me suis pas vraiment penchée su la question du choix !!
*Mutti : Merci ! Bisous
*Hélène : C’est vrai ?! Oh, tu me touches !!! C’est fou… ! Gros bisous
janvier 17, 2008 à 4:28
C’est clair, je ne sais pas si je parviendrais à résumer la dolce vita… L’esprit libéré de contraintes, ça existe? COURAGE MA BELLE, plus qu’un dodo et c’est ter-mi-né!!!
janvier 20, 2008 à 11:45
Quel beau texte! J’ai passé un agréable moment à le lire. Merci