Archives pour janvier 2008

Camminamo ancora un po’

janvier 14, 2008

(Histoire romaine, c’est fait, j’ai survécu… Demain, le plus horrible de tous : la médiévale !)

Après ton café noir bien serré, dans les règles de l’art, tu es repassée dans le petit appartement que tu loues, à quelques encablures du Quirinale et de la piazza della Repubblica. L’interminable Via delle Quattro Fontane t’embarque jusqu’au sommet de la Trinité-des-Monts, la façade de l’église vient d’être rénovée, et elle a retrouvé toute sa grâce. Les escaliers les plus célèbres du monde se déroulent devant toi, comme un tapis hollywoodien, et tout en bas, une horde d’admirateurs n’attend que toi, nonchalamment accoudée à la deuxième terrasse, pour prendre la photographie parfaite. Tu es immortelle sur une cinquantaine de clichés… Le début de la gloire !

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Pourtant, cet avant-goût de la célébrité ne t’inspire pas davantage et tu préfères gravir de nouveau les marches, et flâner devant la Villa Médicis, propriété de ton cher pays, et qui abrite, peut-être, les Delacroix de demain… La bâtisse se dresse comme une forteresse égarée de la Renaissance, et triomphe sur la ville…

Tes pas t’emmènent, comme toujours, vers la terrasse de la Villa Borghese, un peu moins courue que le Pincio, et qui dévoile pourtant un panorama plus étonnant encore, sans le trafic de la Piazza del Popolo… Cette vue extraordinaire te subjugue chaque fois davantage, tu te sens voler au dessus de la cité, emportée par les nuances terracotta, cannelle, dorées et agrume des demeures romaines et par la verdure qui s’échappe des terrasses, comme autant de minuscules jardins de Babylone…

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Tu pourrais rester des heures à rêver devant un tel spectacle, à refaire le monde, ta vie et tout le reste juste en te laissant guider par ton imagination… Mais le temps file, ton amoureux arrive à Fiumicino dans deux heures à peine…

La suite de l’histoire n’appartient qu’à toi, mon cher lectorat…

Una passeggiata romana…

janvier 13, 2008

 Aujourd’hui, un petit voyage imaginaire, bienvenu en ces temps de stress (demain, histoire romaine, on se met dans l’ambiance…)…

Le soleil d’été caresse les façades ocres et brunes de la Via Nazionale, encore déserte en ce mardi matin… Tu descends la rue jusqu’à la “Machine à écrire”, le monument qui célèbre Vittorio Emmanuelle II et l’unification de l’Italie et sur l’immense place, un car de touristes est déjà arrivé. Tu regardes, amusée, les petits vieux en vacances soucieux d’immortaliser la cité… Tu longes les fori impériaux pour rejoindre le Colisée, et au tout début de la rue, à gauche, cette adorable terrasse, Massenzo, pour le petit-déjeuner… Un capuccino, des morceaux de pastèque, et un pain creux avec du beurre…

Le ciel est dégagé, la journée sera belle…

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Rome se dévoile à qui veut l’admirer, et à condition de savoir marcher sans regarder ses pieds… C’est une ville capricieuse, élégante et mystérieuse, quand tu crois la connaître, elle te prouve le contraire… S’il fallait y venir qu’une fois, à quoi servirait la Fontaine de Trévi ?!

Après ton petit encas, tu vas flâner dans le forum républicain, et de là, le Capitole te semble immense et orgueilleux…

Tu marches sur des pavés de marbres qu’ont foulés d’illustres noms de la civilisation occidentale, comme si c’était un simple jardin public… L’ambiance qui se dégage de ce lieu millénaire te rassure, tout semble figé dans le temps, marqué par des siècles de splendeur puis d’indifférence, comme un concentré d’histoire universelle… Le temps passe, même dans la vile éternelle…

Avant dix heures, les allées du forum sont encore paisibles… Tu gravis les marches du Capitole, et de la terrasse, tu t’égares encore un peu dans des songes républicains… César triomphe et les consuls harrangent le peuple depuis les Rostres… Tu es dans le quotidien d’une autre époque…

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Le temps file… Le marché commence Campo dei Fiori, tu voulais y être à l’ouverture, mais rien ne presse, au fond…

Tu passes sur la place du Capitole, sans même accorder un regard à Marc Aurèle, perché sur son cheval et accueillant le badaud, la main tendue… Tu descends en trottinant les escaliers de Michel-Ange… À croire que tous les génies du monde se sont donné rendez-vous ici…

Le Palazzo Venezia… Peut-être grimperas-tu sur la terrasse ce soir pour le coucher du soleil… Quand les lumières de la ville sont dignes d’un tableau impressionniste…

Tu trottes sur le Corso Vittorio Emmanuelle,  et arrives au Campo dei Fiori. Quelques courses pour un dîner en tête-à-tête, ton amoureux te rejoint ce soir. Des fleurs de courgette, des aubergines, des tomates, de la mozarella di Buffala et du parmesan vieux, évidemment, une palette d’Italie dans un panier… Dans la petite rue, à côté, tu vas à l’épicerie fine acheter de l’huile d’olive et du pain.

Ta promenade se poursuit dans les petites rues qui mènent au Palais Farnèse, la glorieuse ambassade de France, et à la Piazza Navona, l’écrin des rivalités baroques entre le Bernin et Borromini… Le glacier le plus couru de la ville vient d’ouvrir, et quelques gourmands impatients savourent des parfums enchanteurs, framboise et cannelle…

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Tu balances ton panier, cette ville est stupéfiante… À chaque coin de rue, une madone ou un antique romain… Des trésors… Des vicoli étroits qui mènent à des places oubliées de tous sauf de leurs habitants, heureux d’être dans le secret du silence… Sur les pavés, les premiers motorini (des Vespa rouges, what else ?!) vrombissent; et les klaxons, l’orchestre romain, commencent leur récital.

Tu marches depuis près de deux heures… La fatigue te gagne… Dans une rue derrière le Panthéon, tu t’asseois pour un café…

Suite dans un prochain épisode…

Dolci…

janvier 11, 2008

Il faut que je me change les idées, je deviens dingue… Aujourd’hui, j’ai récupéré une copie d’histoire contemporaine, normalement, ma matière forte (avec l’ancienne) et j’ai à peine plus que la moyenne, aucune marge pour le partiel (je passe mon exposé après… Ne cherche pas à comprendre, c’est la fac !). Et hier, je recevais un 15 en histoire culturelle, où je ne comprends absolument rien, la prof parlerait akkadien que ce serait pareil… Va comprendre…

Enfin, le carpe diem en ce moment, c’est pas vraiment ça, j’attends plutôt avec impatience la fin de cet enfer ! Je t’assure que je deviens cinglée mon cher lectorat : cette nuit, j’ai rêvé que je croisais Charles VIII dans le métro et que je lui parlais des guerres d’Italie et de sa bataille de Fournoue… N’importe quoi… !

Ya de jours où je voudrais tout laisser tomber, partir (à Rome) , terminer mon roman, et me dire que je pourrais vivre de ça… Et être bénévole pour l’UNESCO ! Ca, c’est un programme ! À condition d’être assurée que je pourrais vivre dans le sixième… Ben oui, c’est un minimum, non ?!

Donc, j’ai décidé de te parler de petites merveilles, pour penser à des choses plus douces et plus amusantes… les bijoux de Morganne Bello, dont tu as probablement déjà entendu parlé, ce sont des pierres taillées comme des bonbons sur un lien très fin, et je trouve surtout ses bracelets d’une extraordinaire délicatesse…

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Je pense que cette petite chose trouvera facilement sa place sur ma prochaine shopping list !

Sinon, j’ai quand même fait un tout petit peu les soldes, sur Internet, en craquant sur des petites merveilles Princesse Tam-Tam (donc, non, il n’y aura aucun photo, même après réception du paquet… !) et j’en suis bien contente ! En attendant la suite !

Et j’ai lu un article très intéressant que je voulais te faire paratger, même succintement. Une interview dans L’Express Styles d’un professeur de “psychologie positive” à Harvard -pas un charlatan a priori, donc !- qui affirme que le bonheur s’apprend et que si l’état de bonheur perpétuel est impossible, on peut tout de même essayer d’y aspirer. Un bon exercice serait de noter, dans un petit carnet ou un agenda, cinq choses agréables ou instants furtifs qui nous ont permis de sourire dans la journée. Je vais tenter !

Cosa ne pensi ?

Baci a tutti !

Un mondo perfetto, credi ?

janvier 9, 2008

Si je t’annonce que les soldes ont commencé aujourd’hui, tu me ris au nez, je suppose ? Evidemment que tu es au courant, je peux toujours faire ma maligne, tu as passé l’après-midi dans les boutiques et es revenu(e) les bras chargés de paquets… Lectorat ingrat, va !

Dans un monde idéal, ma conscience m’aurait fait grâce de ses remontrances dès que mon imagination s’égarait, un millième de seconde, vers les affres des soldes et les rayons remplis d’objets désirables que je n’ai pas dans mon armoire et qui pourtant y trouveraient leur place… Dans un monde idéal, je n’aurais jamais hésité à parcourir ces quelques dizaines de mètres qui me séparent de hauts lieux de perdition comme les rues de Buci, de Seine ou Jacob… D’autant que mes six heures de fausse liberté du mercredi m’auraient largement laissé le temps de m’adonner à cette passion toute bête, toute insignifiante, futile aussi diront les rabats-joie, mais tellement réjouissante : le shopping.

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Ah, revenir les bras chargés de sacs en papier en cours d’histoire moderne, où le prof nous fait voyager chaque semaine au carrefour des civilisations, en Méditerranée, au XVIème siècle, où l’odeur des épices, les soies chatoyantes, les langues inconnues et la promiscuité des souks s’invitent dans l’amphithéâtre…

Sauf que le monde n’est pas du tout idéal, que je suis restée bien sagement assise dans la bibliothèque, à lire des cours d’histoire médiévale auxquels je suis terriblement hermétique (et que le prof a eu l’amabilité de nous donner hier, à 8 jours de l’épreuve… No comment), en maudissant ma conscience, et en tentant de me convaincre qu’au partiel, je parviendrai au moins à sauver les meubles (du rez de chaussée, ce sera déjà bien…)… Tu parles !

Les soldes, pour moi, ne commenceront que vendredi en huit… Par manque de temps, évidemment, à cause de cette fichue conscience aussi, mais surtout parce que l’envie n’est pas vraiment présente puisque mon esprit se contente des tortures biannuelles des partiels… !

Sur ce , je replonge dans les eaux confuses, mais passionnantes, tu l’auras compris, de la Méditerranée moderne !

Ah oui, parce que j’ai eu droit à une vive protestation : la photo de la bannière, c’est mon amoureux qui l’a prise… !

Ciao !

Tutto nuovo e forse bello !

janvier 7, 2008

Voilà, j’ai fait déménager mon blog… Evidemment, ce petit nouveau est encore sacrément en travaux avant d’être définitivement opérationnel, mais j’avais vraiment envie d’un espace plus personnalisé, avec la photo de Rome depuis la terrasse de la villa Borghese… Comme je ne suis pas encore une vraie geekette et que j’apprends à me servir de wordpress, j’espère que tu seras un peu indulgent, mon cher lectorat ! Le temps que je trouve mes marques… !

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Voilà ! J’espère que ce nouvel endroit te plaît ! J’ai hâte de reprendre nos balades dans Paris et le carpe diem !